vendredi 26 août 2016

Equilibre

Comme si le temps. Si proche. L'éloignement d'une âme. Dans l'attente d'un battement. Ce presque qui fait espérer. Alors que le jour est passé. Emporte ce que nous ignorions et qui désormais nous manque. 

mercredi 24 août 2016

Histoire de

« Tu me lis une histoire ? ». Ces histoires que l’on raconte le soir. « C’est moi qui choisis ». Le soir avant qu’il fasse noir. « Pas trop longue alors ». Tout près l’un de l’autre. « Je commence ». Jouer tous les personnages. Les gentils et les méchants. « Tu me montres les images ? » Les couleurs et les paysages. Le doigt qui cherche sur la page.  « Dis, lui, qui c’est ?».  Lire et s’endormir sur le livre. « Hein ? Qui ça ? ». Tous les pourquoi et les comment. Bercée dans le creux de la voix. « Encore ». Et s’endort.  

mardi 23 août 2016

En vie

Ce matin, tout a commencé comme d’habitude. Je me suis levé en prenant garde de ne bousculer personne. Dans la pénombre d’un matin d’été, il n’est pas toujours aisé de discerner qui est là.  Aucune pensée ne me traversait l’esprit alors que j’enfilais le couloir. L’inverse ne fonctionne pas. Autant que possible, j’ai pris l’habitude de retarder le surgissement de la première pensée. Cette première pensée que l’on ne choisit pas et qui peut vous gâcher la journée. Sur le point d’atteindre la salle de bain, la dernière manifestation de ma virilité caverneuse s’estompait.  Comme le rappel d’une potentialité que l’on cocherait sur une checklist afin d’être rassuré. Ensuite, baignant dans une douce liberté, le reste s’enchaîna. C’est ainsi que je me retrouvai entamant la dernière ligne droite au bout de laquelle se trouve mon bureau. Sans pudeur, dénué de tout nuage, le ciel s'offrait à mon regard. Les feuilles s'agitaient dans le vent. Arrivé à proximité du bureau, je me suis dit que je pourrais avoir le choix. Celui de laisser le prévu dans mon dos. Je fis ce calcul idiot qui consiste à ajouter 20 à mon âge actuel et qui conduit à se dire "Pourquoi ne pas suivre le chemin de l'envie pour être en vie".  

lundi 22 août 2016

Profondes

Ce matin, je n'en avais pas très envie, mais je me suis levé. Je me suis souvenu de ma maman qui ne manquait pas une occasion de me dire "Ah bah, si on ne faisait que ce qui nous plaît...". J'avais toujours envie de lui répondre "Quand est-ce qu'on fait ce qui nous plaît?" mais je ne le faisais jamais. A petits pas et à tâtons, je me suis retrouvé dans la salle de bain. Quand je me suis vu dans le miroir, qui n'a rien de déformant, j'ai compris pourquoi je ne fais jamais de selfie. Je sais bien que sous la douche, s'opère un repassage cutané à la vapeur, que je double d'une plongée faciale dans de l'eau glacée mais rien n'y fait. Çà se barre, ça se tire dans tous les sens. Ces rides, un jour je leur ferai la peau.  

dimanche 21 août 2016

Pluie

Ce jour là, le ciel gris se délestait de l'eau transparente. Avec James Blake, il attendait. Il regardait tomber la pluie et passer le temps. Les gouttes et les secondes s'écoulaient. Elles disparaissaient dans des instants qui se succédaient. Les feuilles humides marquaient le rythme de la lente précipitation. Le vert miroitait dans la lumière uniforme. Une partie du vent entrait par la fenêtre. Il soulevait la feuille blanche qu'il tentait de noircir de ses sombres pensées. Lui revenait ce souvenir lézardé d'un matin paisible. Il regardait les lignes froissées sur lesquelles ses mots semblaient tanguer, prêt à se percuter. Des phrases disloquées dénuées de sens. 

jeudi 18 août 2016

Se faire jour

"Souviens-toi de moi, même si tu dois m'oublier. Garde-moi en toi. Quelque part où tu me retrouveras, même si tu dois me perdre. Garde-moi dans ton regard même si tes yeux se ferment. Reste près de moi même si tu disparais." Il n'a pas écrit ces mots. Comme des rochers qui affleurent et se laissent deviner. Emportés dans les courbes du silence. Chaque jour, il emprunte les détours de l'illusion. Espérant trouver sa main.

mercredi 17 août 2016

Trajet

Avec patience, le silence s'élance dans l'errance vulnérable. Plus de mots, plus d'éclats. Ta présence diffuse, confuse se noie dans les jours de doute. Les souvenirs épars laissent passer les lumières des saisons éphémères. Le vent de l'oubli éparpillera notre vie. Jusqu'à l'épuisement, tout disparaîtra. Les sentiments se perdront dans l'indifférence. Chaleur inconnue de nos instants. Pourtant, nous étions vivants.

Sortir couvert

A l’horizon le soleil a entamé son déclin. Demain, il réapparaîtra pour suivre une trajectoire dont la différence avec celle de la veille nous sera imperceptible. Nous savons pourtant que la courbe, qui est une illusion, sans s’inverser sera plus courte. Le soleil perdra de son intensité et disparaîtra plus rapidement. Chaque disparition emporte une part de nous-même.
Je suis sur la plage. Le bruit des vagues semble ne jamais pouvoir couvrir la fureur qui n’est déjà plus si lointaine. Nous y avions pris garde, mais comme des inter«mitemps» de la vigilance. Cette vigilance est devenue paresseuse.
Paresseuse comme aujourd'hui où, presque endormi, je m'adonne à l'errance rêveuse. L'eau proche s'approche. 
Je ne prends ni le temps ni la fuite. Même si les vagues se transforment en rouleaux, il n'y a pas péril. Pas encore. Je demeure sur la plage. Dans l'ère de mon observation, une femme est assise. Elle n'est pas seule mais accapare mon attention. Son visage, de profil, se dégage. Une partie de son corps est enveloppé. Je devine. J'imagine. Elle est immobile. Je ne sais pas ce qu'elle regarde. Le noir et le blanc. Le rouge de ses lèvres. Des grains de sable parsèment ses pieds. Après quelques hésitations, l'eau finit par les recouvrir. Provisoirement. Après cette première tentative, elle se retire. Elle reviendra. La femme se lève et disparait dans un bruit de tissu. Je ne sais pas si elle reviendra. Malgré les regards.

dimanche 14 août 2016

Un matin

De dos. Elle s'est éloignée. Comme une note. Intime. Infime. Infinie.

Peut-être

D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais eu de mémoire.

jeudi 11 août 2016

Pas mieux

Gare de Lyon, sur un tableau, les passant sont invités à compléter la phrase :"Avant de mourir, je voudrais…". Quitte à choisir, je préfère "Avant de mourir, je veux…". Trois points de suspension qui matérialise le temps de réflexion nécessaire pour compléter cette phrase. Je veux quoi ? Ce n’est pas « j’aimerais ». C’est « je veux ». La perspective de la mort m'inclinerait à passer du souhait à la volonté. Ce qui résume le mieux ma volonté est : avant de mourir, je veux vivre. Tant que j’y suis, je ne garde que : je veux vivre. Vivre c'est aimer et être aimer. Voulons-nous autre chose?

mercredi 10 août 2016

Illusion

Il était dans ses yeux, dans le souffle qui caressait ses lèvres. La lumière du matin se faisait jour. Comme filtrée, la lueur du temps se découpait en une multitude de lames. Les grains de poussière semblaient passer de l'une à l'autre. Il flottait dans les premières secondes. Il la cherchait des yeux. Elle n'était plus là. Depuis combien de temps? Il se demandait ce qui pouvait bien distinguer un matin d'un autre. Dans les premiers instants de son existence. Encore dispersé, il espérait entendre un bruit familier, un bruit qui l'aurait rassuré. Un pas, de l'eau qui coule, une marche qui grince, l'odeur du café. Même une porte qui se referme. Une présence qui s'éloigne. Parfois...Parfois, il tentait de se convaincre qu'il ne faisait qu'attendre. Attendre la fin de la journée. La fin du jour. Il finirait par entendre. Il irait à sa rencontre. Il finissait toujours par s'endormir. Elle embrasserait son front.






dimanche 7 août 2016

Ma vie au bureau

Hier, la fin de journée arrivée, j'allais partir du bureau. Pour être plus précis, la fin d'après-midi se précisait. L'état de mon bureau pouvait laisser croire que j'allais revenir dans les cinq minutes. Je m'apprêtais donc à quitter ce lieu l'esprit tranquille et dégagé, fier du travail presque accompli, lorsqu'une de mes collègues m'interpella en ces termes :"Dis donc, toi là, approche". Elle aurait pu me dire "S'il te plaît, avant que malheureusement tu ne nous quittes, aurais-tu la gentillesse de répondre à une question qui me taraude depuis ce matin?" Mais non, j'eus droit à ce "Dis donc, toi là, approche". Muni de mon âme de coupable, je rewind la journée et la visionne en accéléré afin d'y déceler une éventuelle faute. Je ne nie pas que s’immisce en moi la sensation d'un doute mais sans pouvoir formellement l'identifier. Ce "Dis donc" qui transpire l'accusation me renvoie à mon enfance, lorsque je pensais pouvoir accomplir un forfait en toute impunité mais qu'une voix me lançant ces deux mots "Dis donc" me faisait comprendre que j'allais devoir passer aux aveux. Quant à ce "toi là" qui a pour objet de ne laisser subsister aucune incertitude concernant l'individu ainsi hélé, il utilise le tutoiement qui laisse deviner une certaine proximité qui légitime le ton familier et inquisiteur du propos. Pour ce qui est de ce "approche" il indique la demande de proximité qui favorise la confession.
L'ensemble de la phrase comminatoire parvenu à mon cerveau et ayant fait l'objet d'une analyse succincte, j'hésite. J'hésite à donner une suite favorable à la demande qui m'est faite. Je finis tout de même par faire un pas vers mon interlocutrice, à qui je ne peux rien refuser, qui me décoche le deuxième élément de sa quête sous forme de question "C'est qui la blonde avec qui tu étais dans le bureau ce matin?". Là encore, la formulation aurait pu être tout autre. Par exemple "Aurais-tu l'amabilité de m'indiquer qui était la personne que tu a reçue dans la matinée?". Le "C'est qui la blonde" ne laisse aucun doute sur la considération qui est accordée à cette inconnue. Vous aurez deviné qu'il faut entendre "C'est qui la blondasse", la blondasse qui représente toujours une menace pour celle qui ne le sont pas. Vous aurez compris également que cette question n'appelle pas de réponse, je n'en fis d'ailleurs pas, mais qu'elle traduit une réprobation qui aurait pu se terminer par "Bon bah ça passe pour cette fois, mais que je ne t'y reprenne plus. On est d'accord?". Il ne me restait plus qu'à sourire.






https://youtu.be/x3O-1FGhX6Q

vendredi 5 août 2016

Qui sait

Je t'aurais aimé si je t'avais rencontrée. Près des contrées d'où nous revenions. Nous ne voulions pas de souvenir. Nous devinions les premières lueurs. Le sommeil de la veille, pareil à l'oubli, sombrait dans la broussaille rêveuse. Nous retardions notre désir. Nous aimions le dernier instant, avant que naisse le passé. Tout le temps virevoltant sur les flancs du volcan, le bruissement de tes pensées s'évaporait. Nous allions nous aimer.       

jeudi 4 août 2016

Un soir au cinéma



Pour tout dire, contrairement à ce qu'indique le titre, c'était en fin d'après-midi. Je dois avouer que j'ai un faible pour le cinéma coréen, pour autant que cela ait un sens de parler de cinéma coréen, si tant est que sens il doit y avoir. Pour être plus précis, j'aime le cinéma de la Corée du sud. Peut-être serait-il plus judicieux de dire que j'aime les films réalisés par des réalisateurs sud-coréens. Je n'ai rien contre le cinéma nord-coréen mais je dois confesser que je n'ai jamais eu la curiosité de regarder un film en provenance de cette contrée.
Autant il m'arrive parfois d'avoir la réserve facile, la critique acerbe et sans nuance, l'enthousiasme conditionnel et mollasson, autant après avoir vu The strangers je n'ai que deux mots à vous dire, comme dirait Jean, ALLEZ-Y.
Voilà. Bien qu'ayant une folle envie d'en dire plus, je n'irai pas plus avant. Des films que j'ai vus cette année, c'est celui et le seul que j'ai aimé de la première à la dernière seconde, générique compris. Pour vous dire, à aucun moment je n'ai eu envie de dormir. Surtout, ne loupez pas le début.

mercredi 3 août 2016

Tandem et pourtant sirupeux

Je suis entré. Un intérieur fonctionnel et émotionnel. L’espace disponible limitait la fantaisie. La place de chaque élément devait avoir fait l’objet d’une intense réflexion et peut-être d’hésitations. Comme un tangram, l’agencement donnait l’impression qu’il n’y avait pas d’alternative au risque de rompre un équilibre. L’amour et la fonction. Le four est dans la cuisine. Le canapé est dans la salle. Le lit est dans la chambre. Les chaises entourent la table de forme ronde. Accompagnée d’un rideau aux motifs balnéaires, la douche est dans la salle de bain. Un seul coup d’œil permet de connaître la destination de chaque pièce. Je devinais que la volonté de maintenir les lieux propres et rangés était constante. Et le reste ? Le reste, c’est ce que l’on ne dit pas, ce que l’on laisse deviner, ce qui cache cet autre reste. Les choses étaient posées ici et là sur des étagères, sur des rebords, sur des chaises, sur la table, sur et contre les murs. Tu es dans tout cela. Et ailleurs. Des photographies. Collées, punaisées, accrochées, cadrées, posées. Des pointillées de ton histoire. Des déclics de la vie. Tu ne revis pas ces instants. D’ailleurs, tu n’étais pas toujours là. Tu leur souris. Ils t’entraînent parfois dans des rêveries. L’amour se heurte à l’absence. Ton regard s’éclaire à nouveau avant la douleur. Des livres serrés les uns contre les autres qui, en verticale, laissaient voir leur titre. Comme un mot croisé sans horizon. Ils semblaient attendre une main. Peut-être celle qui les déposera dans le prochain carton. Il suffirait de tirer sur la couverture pour les ouvrir à nouveau. Assis dans le canapé, j’arrête mon observation. Je ferme les yeux. J’attends. Je t’entends. Tes mouvements. C’est toi qui bouge. L’air se déplace. Tu t’approches. Tu es tout près. Peut-être me regardes-tu. Si je te le demandais, tu me répondrais pour qui tu te prends. Pourtant, je me souviens qu’un jour tu m’as dit tu es beau. Je n’ai pas pu m’empêcher d’y croire. Tu me regardais avec attention.  Tu me détaillais comme un modèle, à la recherche des ombres, des courbes, des points de chute. Tu te penches. Je n'ouvre pas les yeux de peur que tu disparaisses. 

mardi 2 août 2016

L'air de rien

Des fois je me demande où j’ai la tête. L’autre jour, par hasard et lors de l’une de ces fins d’après-midi oisives dont je ne sais souvent pas quoi faire, munis d’une télécommande,  je regardais un film. J’avais loupé le début sans afficher une ferme volonté de regarder la fin. Pour tout dire, sans parvenir à m’attacher, je passai d’une chaîne à l’autre pour finir par tomber sur ce film dont le titre est « Un français ». D’après ce que j’ai pu comprendre à l’issue des cinq minutes d’attention que j’ai accordé à ce film, il y est question d’extrême droite. Dans l’extrait visionné, une assemblée de femmes et d’hommes chante la Marseillaise pour saluer le courage de militants ayant tué un immigré. C’est un peu plus tard, après avoir laissé le temps nécessaire à ma capacité d’analyse de donner sa pleine mesure, que j’ai pris conscience que la Marseillaise pouvait être chantée par n’importe qui et pour n’importe quoi. En l’occurrence pour exalter des comportements qui bafouent les valeurs de notre République. La Marseillaise peut être utilisée pour glorifier la haine, la xénophobie, la violence. J’en suis resté sans voix. 

dimanche 31 juillet 2016

Si loin

C’était un matin. Un matin de vacances. Un matin déjà bien avancé. Un matin qui allait bientôt disparaître dans les douze coups de midi. Douze coups de midi... A l'origine j'avais marché jusqu'au front de mer pour m'informer de l'état de l'océan. Pour être plus précis, je souhaitais savoir si des vagues il y avait. Constatant leur absence, par déception ou histoire de ne pas m'être déplacé pour rien, muni de ma serviette, je pris place sur un banc. De là, je pouvais regarder la mer et son horizon ainsi que les estivants se baguenaudant sur la promenade surplombant la plage. J'étais dans la position du voyeur. Le voyeur en tout bien tout honneur. Le voyeur du tout venant. Regarder passer. Le regard qui s'accroche à toutes sortes de détails. Détails physiques, vestimentaires et autres dont le qualificatif m'échappe. Tout à ma tentative de classification anthropologique de la faune fréquentant les abords océaniques, mon regard fut attiré par une jeune femme dont l'aspect général laissait deviner qu'elle n'avait pas l'intention de se mettre du sable entre les doigts de pied. Vêtue d'un téléphone et d'une jupe sensible aux variations du vent, elle me tournait le dos. Je ne pense pas que son attitude traduisait une quelconque position à mon égard. Elle ondulait imperceptiblement d'un pied sur l'autre face à la mer qu'elle semblait ignorer. Je compris un peu plus tard que l'impatience teinté d'un certain agacement était à l'origine de ce balancement corporel. Elle était dans l'attente de quelqu'un, qu'elle essayait de le joindre au téléphone mais ce quelqu'un qui n'avait manifestement pas l'intention de lui répondre. Après quelques tentatives qui la laissèrent dépitée, me tournant toujours le dos avec constance, elle s'accouda à une colonne de grès rose qui marquait l'entrée de la plage. Compte tenu de la taille modeste de la colonne, la position adoptée provoquait la cambrure de son dos. Cette cambrure marquée rehaussait les formes arrondies qui prolongeaient son dos. Et là, comme si le temps avait ralenti son cours, l'allure des promeneurs se fit plus lente, leur regard fixé à mi hauteur devint furtif. Sur leur visage, se lisaient la gêne d'être tenté, la surprise, le désir et pour finir la frustration. Pour ce qui me concerne, mon regard était fixe, dissimulé derrière des lunettes de soleil. J'attendais qu'elle se retourne pour découvrir son visage. Cette attente était distraite par le vent qui tentait de transformer sa jupe en montgolfière. Le tissu se gonflait, prenait la forme d'une large corolle en laissant deviner l'inconnu. Mais à chaque fois, prise d'une prude timidité, la brise renonçait, laissant à nouveau la jupe retomber et caresser l'inconnue. Son téléphone dans la main, elle continuait de regarder au loin.  

vendredi 29 juillet 2016

Quand même

Dépité d'avoir perdu l'être. As-tu tête? Jamais plus. Tu ne me plais plus. Je me démène quand même quand tu m'aimes. Ce qui n'a plus de sens s'écoule. Sang d'hier. Dans l'horreur de ma dernière heure, je pleure. Dans la douleur, tu me quittes épique. J'étripe le cœur de mon amour. Et coulent les vaisseaux monstrueux.

mercredi 27 juillet 2016

Quitte à rester

"La lassitude de l'habitude. Elle marchait dans les rayons poussiéreux de la lumière d'hier. Les sentiments se détachaient emportés par la fatigue. Les lueurs de l'heure allaient lui parvenir. Elles précipiteraient la disparition. A cet instant qui s'étire. Jusqu'aux ombres qui se dissimulent dans les incertitudes de l'horizon. Son pas, d'abord emprunté, s'élançait. On aurait pu deviner un sourire." Et alors il s'éveillait. Chaque matin, il en était ainsi. Frustré de ne savoir à qui elle allait sourire. Il aurait tellement aimé que ce soit à lui. Sans en être certain, il avait l'impression de la connaître. Mais elle échappait à chaque fois à sa mémoire. L'illusion d'une caresse. Une nuit certainement...